L’embarras du choix pour composter vos matières organiques

Nos expériences sur les composts se poursuivent bien. Leur retournement s’est bien passé et les analyses minérales sont en cours. Les résultats finaux vous seront présentés dans quelques semaines.

 

En attendant d’avoir les résultats, je trouvais intéressant de vous présenter différentes techniques de compostage : compostage au jardin, paillis, vermicompost et bokashi.

 

Compostage au jardin 

Deux techniques principales appartiennent à ce type de compostage. Le compostage en tas consiste, comme son nom l’indique, à entasser les déchets organiques dans le jardin. Cette technique permet de composter de grandes quantités de déchets mais elle attire de nombreux animaux et manque d’esthétisme. Le tas est aisé à manipuler (pour le monter, l’aérer, l’arroser, le retourner et récupérer le compost formé). Le compostage en tas convient aux grands jardins (plus de 1000 m²).

Le compostage en bac (en bois ou en plastique) peut contenir un volume plus faible de déchets et prend moins de place qu’un compos en tas. Etant recouvert d’un couvercle, la gestion du desséchement et des fortes pluies est plus aisée. Les dimensions plus modestes ne permettent pas d’atteindre une température supérieure à 40 °C, nécessaire pour l’élimination des germes pathogènes, des parasites et des graines indésirables. Le compostage en bac est destiné aux petits jardins (moins de 300 m² et jusqu’à 1000 m² pour les grands composteurs).

 

Compostage de surface ou paillis

Le compostage de surface fait intervenir un autre processus de dégradation des matières organiques que le compost au jardin. Appelé également paillis (mulching en anglais), cette technique consiste à étaler, à même le sol, les déchets végétaux. Elle a l’avantage de demander peu de travail. Elle rend également les déchets organiques intégralement disponibles pour la microfaune et les microorganismes. Dans un compost du jardin, une partie des déchets est consommée par les décomposeurs. Le paillis joue également le rôle de couverture du sol, permettant ainsi de conserver une meilleure humidité, de maitriser les adventices, etc.

 

Vermicompost

Il est également possible de composter ses déchets de cuisine si vous n’avez pas de jardin grâce au vermicompostage. Les déchets sont transformés sous l’action de lombrics. Il existe différents modèles de vermicompostière ajustables en fonction de la place disponible. Ce système peut encombrant produit du compost et un percolat, liquide de couleur foncée, qui peut servir d’engrais. Il est à diluer (une dose de percolat pour dix d’eau) avant utilisation car il est très concentré.

 

Bokashi

Le bokashi est une alternative au compostage des déchets en cuisine. Cette technique est basée sur une fermentation de déchets végétaux réalisée en milieu anaérobie par l’apport de micro-organismes efficaces (bactéries naturelles lactiques, levures et bactéries phototrophes travaillant comme une communauté de microbes dans les déchets de cuisine). Le produit final doit être enterré dans le sol afin que la microfaune du sol termine la digestion des matières organiques.

 

La description de ces différentes techniques de compostage n’est pas exhaustive mais vous donne un aperçu du choix qui se porte à vous si vous désirez valoriser vos déchets organiques.

 

 

 

A propos
Employée en R & D compostage chez Vert d'Iris International

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