Des nouvelles de nos composts expérimentaux

Pour rappel, nous désirons optimiser l’utilisation différenciée des substrats de culture de shiitakes (SCS) du Champignon de Bruxelles. Ces derniers sont actuellement composés de sciure de feuillus et de mycélium résiduel des shiitakes.

Afin de produire un amendement efficace à épandre sur nos planches de culture, nous menons des expériences en compostières.

 

Les expériences sont menées sur 12 composts d’un m³ chacun repartis sur trois sites bruxellois. Trois composts sont installés au magasin Sequoia à Uccle, sept au potager InnRGreen et deux au potager Betteraves enz.

 

Le tableau récapitulatif ci-dessous présente les apports en matière des différents composts ainsi que leur proportion.

Les 12 composts expérimentaux se remplissent rapidement depuis environ un mois. Il est donc temps d’entamer leur retournement. Cette étape permet d’aérer le compost, de relancer les fermentations aérobies par les bactéries thermophiles, de mélanger et décompacter les matériaux et de détruire les graines et les organismes pathogènes éventuels situés en périphérie. La dégradation des éléments fermentescibles encore présents redémarre alors une nouvelle augmentation de température.

Actuellement, les deux paramètres mesurés de manière hebdomadaire sont la température et le pH. Au niveau de la température, elle est plus élevée dans les composts avec le substrat de culture de shiitakes. Cette information indique clairement que le mycélium a un impact dans le phénomène de compostage. Une température élevée favorise l’activité biologique du compost et donc la décomposition de la matière organique. De plus, entre 40 et 70 °C, la plupart des microbes responsables de maladies (bactéries et champignons pathogènes), ainsi que les insectes et les acariens parasites, sont détruits. Au-delà de 80 °C, l’activité bactérienne et enzymatique diminue toutefois. Nos composts n’ont pas atteint cette température, bonne nouvelle !

Contrairement à la température, le pH ne présente pas de différence significative entre les composts testés. Il en va de même pour les insectes observés : des cloportes grouillent dans tous les composts.

 

La semaine prochaine, nous allons prélever des échantillons de composts afin de faire une analyse minérale de leur composition : rapport C/N, phosphore, azote, calcium, magnésium, etc. Elle permettra de quantifier l’intérêt d’un apport en substrat avec mycélium, en fumier de cheval et en résidus de grillons dans la balance minérale d’un compost.

 

En plus des expériences liées au compostage du SCS, nous testons son utilisation en tant que paillage autour des arbres fruitiers, matière absorbante dans nos toilettes sèches et substrat pour former les sillons entre les planches de culture de nos potagers.

 

Rdv dans un mois pour la suite des analyses !

 

Source

Pépin D. (2009). Compost et paillage au jardin. Terre Vivante. 159 pp.

 

 

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A propos
Employée en R & D compostage chez Vert d'Iris International

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